> Projet MK/168-CR
"La qualité architecturale de votre projet était une évidence pour les membres du jury de concours et celle-ci se confirme à quelque semaines de la livraison. Je me félicite de la qualité de nos relations, maître d'ouvrage et maître d'oeuvre. [...] Votre implication dans la direction et l'exécution des travaux [...] confirment chaque jour la pertinence de notre choix."
   
  > Projet MK/17-AR
  "En 2007, nous cherchions un architecte pour nous accompagner dans notre projet ; nous habitions un appartement au 9ème étage et nous venions d'acheter l'appartement du dessous, au 8ème étage.

Nous avions découvert l'agence Metek par un article-portrait dans un journal. Lors de notre première visite, et donc du premier contact avec Sarah, nous avons été séduits par sa qualité d'écoute et par la douceur des lieux. Sarah a cherché à comprendre nos gouts et nos attentes, par des questions précises et un style de communication direct et concis.

L'aventure a duré 12 mois.

Il y a eu la première phase, celle de la conception. C'était une phase pleine de créativité et d'accompagnement. Beaucoup de créativité car Sarah nous a présenté de nombreux projets, avec ou sans bureau, escalier droit coupant la pièce ou escalier épousant la courbe du 8ème, toilettes et cuisine à différents endroits, six projets de salle de bain, illustrés par des perspectives et même une maquette afin de bien saisir les volumes.
Beaucoup d'accompagnement car le projet n'était pas du tout ce que nous avions imaginé ; nous n'avions pas prévu la cuisine/salle à manger à un étage diffèrent de celui de la terrasse, encore moins imaginé un « trou » de 11m2, et nous n'avions pas conscience de toutes les contraintes techniques.

Puis a commencé la deuxième phase, celle des travaux. Notre artiste technique s'est transformée en un chef d'orchestre des travaux, hors pair. Nous avons assisté à toutes les réunions de chantier hebdomadaires. Sarah avait une autorité naturelle avec l'entrepreneur, restait ferme et factuelle malgré les situations imprévues, les objections constantes ou les problèmes rencontrés.

Notre nouvel appartement nous ressemble, il y fait bon vivre et nous sommes prêts à renouveler l'aventure lorsque l'occasion se présentera. Avec Sarah, bien sûr!"
   
  > Projet MK/15-CH
 

"Un jour j'ai acheté un bout de terrain à Paris. J'ai déposé un permis de construire. Il a été refusé. J'ai mis un mouchoir sur mon désir de maison- mon père était architecte - et puis plus rien pendant cinq ans. Un jour j'ai eu le téléphone d'une jeune architecte qui a ce moment-là travaillait en binôme avec une autre architecte. Je les ai rencontrées, le courant est passé, j'ai vendu mon terrain, nous sommes devenus amies, j'ai suivi de très près l'avènement de cette maison, j'ai même été la première à habiter cet endroit qui correspondait d'ailleurs plus à mon désir d'habitat que mon propre projet.
J'habite maintenant un très bel appartement dans un édifice datant de 1642 dans le Marais. La modernité me titille toujours bien sur particulièrement dans les volumes puisque sur la déco j'avais déjà mis mon propre grain de sel. Après discussion avec elle–elle aime plutôt construire que rénover–elle m'a fait accoucher sur le faite que je voulais un Loft dans une maison du XVIIe siècle. Eureka!!!. L'appartement fait 250 m² elle en a pris le cinquième, a enlevé le parquet, vidé les lambourdes pour dessiner Un espace Zen avec salle de bain en résine rouge, deux blocs surélevés, un pour le dressing l'autre noir pour le sauna et le hammam et un sol en béton allégé noir. Un rêve pour une amoureuse d'espace et d'art contemporain. Passer du 18ème siècle au 21 ème est assez jouissif. "

 

> Menuisier, 6 réalisations ensemble à ce jour

"Sarah Bitter ou l'architecture revisitée par une femme ouverte à l'idée de mélanger le design, la technique et le ressenti de chacun devant l'œuvre à réaliser.
Toujours à l'écoute, à la recherche permanente de solutions aux problèmes éventuels de mise en œuvre, elle aborde les réunions pré et post création avec un large sourire, instaurant d'emblée une atmosphère conviviale où tous s'allient pour avancer encore plus loin vers son but :
- créer des espaces adaptés aux modes de vie de ses clients, y apporter la simplicité des lignes sans pour autant oublier le plaisir de la contemplation de l'objet ;
- créer des espaces pratiques et sans perte de place afin de profiter de l'espace de vie comme d'un refuge où tout est simple et beau, offrant la tranquillité aux résidents sans perdre l'ouverture sur l'extérieur.

Sa sensibilité de femme, de mère doit sans doute lui permettre d'avoir un autre regard et de créer une ambiance apaisée autour d'elle : je n'ai d'ailleurs jamais ressenti de tensions entre entreprises lors d'un projet, à l'inverse des réalisations purement masculines !"

 
> Professeur d'Architecture The University of Michigan

"De nombreux ouvrages ont essayé de définir et de distinguer, de manière arbitraire certes, une architecture féministe d'une architecture féminine. Suivant les courants, l'une se voudrait opérer sur la structure (physique, sociale, institu-tionnelle), l'autre plus subrepticement travaillerait le tissu (spatial, social, urbain) ; la distinction n'échappe pas aux ré-férences genrées—le travail d'un tailleur contre celui d'une brodeuse—mais néanmoins incite à la réflexion : quel juste milieu ? Comment, tout en se soumettant aux contraintes physiques, légales ou sociales qui l'assujettissent, un projet architectural peut-il mettre son ossature, et ses règles de jeu, en évidence ou en question ? Et comment réconcilier le désir de produire une architecture à caractère innovant avec la volonté de combler l'habitant ? Indépendamment de l'échelle de ses projets, Sarah Bitter sait précisément contrebalancer les souhaits individuels de ses clients et les exigences culturelles, stylistiques et techniques du moment. Attentive aux détails, elle sait tirer parti de la phéno-ménologie d'un lieu et capter le zeitgeist de son époque tout en produisant une architecture personnalisée, entièrement dédiée à ses occupants. Que ce soit l'aménagement d'un studio rue d'Assas dont le contexte consiste en quelques murs porteurs, ou la construction de nouveaux logements rue de Crimée nécessitant une analyse du quartier au-delà de simples apparences, le travail de l'agence d'architecture Metek non seulement s'inscrit de façon immaculée et symbiotique dans son environnement, mais a tendance à humaniser son terrain d'accueil tout en promouvant un programme contemporain. Peu d'architectes aujourd'hui interprètent aussi rigoureusement les paroles intemporelles d'Eileen Gray:
« On cherche beaucoup plus un type d'architecture qu'un style véritable. Mais pour qu'un certain type d'architecture ait une valeur véritable, il faut qu'il corresponde à une conception généralement admise, à un goût collectif, à un idéal. Or, comment parvenir à un tel résultat si l'on construit sans le moindre souci du bien-être et du confort intime et sans tenir compte de ce besoin qu'ont les hommes, de retrouver aux lieux qu'ils habitent, certains caractères qui expriment leur personnalité particulière et leurs goûts propres?*»

* Eileen Gray et Jean Badovici, "De l'éclectisme au doute," L'Architecture Vivante (Automne-Hiver 1929):

 
> Auteur de nombreux livres d'architectures

"Ma première rencontre avec l'architecte Sarah Bitter date de 2003. Dix ans déjà ! Je travaillais à l'époque sur un ouvrage consacré aux récentes maisons d'architectes dans Paris intra-muros. Malgré un espace urbain de plus en plus saturé, l'architecture contemporaine dédiée à l'habitat individuel trouve encore à Paris une place pour exister. Chaque année, suite essentiellement à des démolitions ou des restructurations, il s'y construit de nouvelles maisons particulières.

Sarah m'avait donné rendez-vous sur le lieu du projet : la bucolique Villa de l'Adour, une voie semi privée du XIXe arrondissement, près de Belleville. D'emblée, je fus séduit par la puissance graphique de la façade principale avec son alternance d'amples surfaces vitrées et de surfaces pleines. L'intimité du rez-de-chaussée de la maison – abritant à la fois habitation privée et agence d'architecture – était préservée de la rue par un minuscule jardin ceinturé d'un élégant mur en briques peintes, ponctué par deux ouvertures en bois à claire voix. La visite du lieu avec Sarah fut pour moi un réel moment de bonheur. Sarah avait l'architecture chevillée au corps et la conduite d'un chantier était à l'évidence quelque chose qui la passionnait.
Elle me parla pendant deux bonnes heures de la genèse du projet, des relations avec l'administration, le voisinage et les artisans. Le souci du détail était omniprésent dans ses propos. Elle me fit part de sa difficulté d'obtenir une chose simple a priori comme un beau béton brut. Le reportage photographique que je fis scella notre amitié.

Quelques années plus tard, j'eus le plaisir de publier à nouveau deux de ses réalisations dans le livre « Appartements d'architectes à Paris », aux éditions Parigramme. Redessiner un appartement parisien pour un architecte – si son intervention ne se réduit pas à sa décoration – est un exercice complexe de réinvention d'un espace dans un cadre préétabli.

Enfin, je profite de cette tribune pour te souhaiter Sarah de très beaux projets à venir avec des maîtres d'ouvrages éclairés et sympathiques. Et, j'espère vivement que ton pertinent projet de restructuration de chambres de bonnes, avec ce toit plissé en zinc tel un origami faisant entrer la lumière latéralement, voit enfin le jour ! "